20 novembre 2006

Sex and the City - Chapitre 1er

medium_sex_and_the_city.jpg
 

  Aller, on va distribuer les rôles. Façon « Sex and the city ».

     Christophe sera Samantha … forcement, vu le temps passé sur les sites de rencontres … ça coule de source…il n’aurait pu en être autrement. « Mais je teste pour trouver le bon ! » se justifiera t-elle sans dégager un soupçon de crédibilité à ses interlocutrices tout aussi handicapées de l’amour qu’elle.

      Vaness sera Miranda. Prude. Mais pourtant… où est sont cynisme ? bon d’accord, Miranda est avocate … et Forest Gump serait sans doute aussi cynique qu’elle… mais peut être est ce du au fait que notre chère et tendre serait finalement de l’autre côté de la barre pour ce qui serait relatif à un tribunal …

       JB sera Charlotte. Pas salope pour deux sous… encore trop naïve et coincée (ndlr : dsl…), c’est bientôt une ceinture de chasteté à la clé …

       Quoi ??  Non ce n’est pas méchant. J’écris de façon crue ? Désinvolte ? Mais on a dit ça comme ça pourtant !! C’est normal. Oui… bien d’autres personnages auraient pu se disputer le tant convoité rôle de Samantha… que voulez vous…l’amour et ses dérapages…

      Je crédibilise le rôle qui m’est attribué, et non par défaut parait il …celui de Carrie Bradshaw…celle qui écrit, qui écoute, qui analyse, qui retranscrit.

 

     Pour bon nombre d’histoires, nos rôles pourraient parfois se voir intervertis, mais force est de constater que l’association la plus fidèle demeure celle-ci. Alors vas y Carrie, analyse. Ecrit. Le « Sex and the city », chez toi, ça se passe comment ? T’es plus pour le plaisir solitaire façon Mister rabbit ou plutôt mélo sentimental ? Je traduis : tu as des crampes aux doigts ou pas ? Entre les ex, les ex « en commun », les diseurs de bonne aventures, les pro de la position de l’étoile, le présent, le futur, le passé … et parfois tout ça en même temps, c’est le milk shake assuré. Attention, certaines personnes sont fan de nourriture pendant les rapports. Mais bonjour l’indigestion.

 

        Dans notre bonne vieille cité Lilloise, les gens courent, se bousculent, aiment, pleurent, mais personne ne pense à s’arrêter deux secondes pour voir ce qu’il reste de leur carcasse, trop préoccupés à éparpiller les plumes laissées après chaque relation, qui, se l’était-on juré promis craché, était la dernière, la bonne. Mais elle s’appelait comment elle ? mh !? Pardon, c’est bien ce que je pensais, c’est pas la même que la semaine dernière… pardon pardon. C’est qu’on s’y perd. Au fait, je ne serai peut être pas disposé a te ramasser a la petite cuillère tu sais quand tu te seras ENCORE faite larguée ma petite Charlotte. Je m’occupe de mon bonheur ponctuel présent instantané, qui va manquer de caféine et de piment d’ici quelques temps.

 

        Instinctivement, après une séparation, instant crucial que chacunes redoute comme l'arrivée des règles pendant que d'autres s'extasient de leur premiere pipe, peut etre traduit deux deux manières. Pendant que certaines associent à cette séparation un nouveau souffle d’espoir et de liberté conditionnelle, que d’autres l'associent à un sentiment de trahison et de rejet profond, la City a tendance, à se réfugier dans les bras de quelqu’un qui nous a déjà offert le bonheur, histoire de se souvenir que la chaleur des bras peut vraiment faire du bien. Ce quelqu’un, c’est souvent ce que l’on appelle … un ex ! Où un pauvre type rencontré au détour d’une boite. Bref, la présence de cette dernière procure (sur le coup) un bien fou. Ca étouffe les cris. Ca sèche les larmes. Mais pauvre de toi. Il n’a même pas le même parfum ! Cà n’est pas une contrefaçon. Il n’y a pas erreur sur la marchandise. C’est juste que vivre par compensation ne dure qu’un temps. Ton bonheur est juste éphémère. Bon courage devant la glace demain matin. Alors voilà, il fallait s’investir lui a-t-on dit. Se recentrer sur « l’essentiel ». Seulement éparpillé depuis si longtemps (pour ainsi dire depuis la naissance quoi…) il y a encore plus de pain sur la planche que de mecs qui ont pu passé dans ton lit.

 

      L’impression de devoir déplacer des montagnes. C’est que ces drôles de dames ont déjà un emploi du temps bien chargé ! Aller, le petit monde va essayer d’orchestrer tout ça. Les gens aiment bien avoir le sentiment de diriger leur vie. Pauvre de toi. Quand on pense que tu veux diriger un groupe d’au moins 500 personnes et que t’es pas foutu de trouver ton propre bonheur ! … A tel point qu’on se méprend sur les outils appropriés à l’ampleur d’un tel chantier. Conséquence, on ne trouve pas la perle rare qui pourtant est bien cachée en dessous. Mais il ne faut pas laisser un chantier inachevé. Qui aime le travail à moitié fait ?

           

    L’obstination est parfois un trait bien caractéristique de la race humaine amoureuse. Pendant donc que Carrie cherche la lueur de son propre reflet dans un regard brun … Charlotte, elle, se fait (encore) avoir. Pourtant elle n’a rien loupé. Enfin si, pour un certain point, Mister rabbit aurait, lui, fait l’affaire…elle aurait du le louper LUI et n’en se serait pas plus mal sortie. Ses amies lui remonteront le moral, pendant que d’autres convoiterons déjà l’ancien étalon à qui on aimerait bien foutre de vrais coups de sabots au cul ! Samantha ne peut vraiment se réjouir. Il y a des gens incompatibles. Sexuellement parlant bien sur. N’oublions pas la rubrique. Miranda, elle, parle Mariage. Un jour, quelqu’un de futé pourra marier les gens par messagerie électronique. Je vous le dis. Illustration : « Miranda, voulez vous prendre pour légitime épouse X + 2 (ben oui, c’est le 3ième mariage cette année seulement non ?) … donc, reprenons, Miranda, voulez vous prendre pour légitime épouse X+2 ? Faites « Tatankkkka » pour approbation. Par les liens plus si sacrés que ça du mariage, je vous déclare futurs divorcés dans trois semaines. Vous pouvez embrasser la webcam ». Charlotte attend l’homme de sa vie. Mais l’homme de sa vie n’attend pas lui. Il y a bien d’autres pigeons voyageurs vers qui virevolter ! N’essaye pas de le rattraper, il est déjà parti à 500 km…(!) puisque Samantha te le dit … elle l’a vu, il lui a été dit (du pseudo X30sexe47) (!) que ça ne pourrait continuer.

 

      Tout le monde au QG ! Partagez vos impressions délirantes autour d’un verre un mercredi. Jour des enfants. Hum… ça sent quoi ? Non, je n’ai pas acheté son parfum pour avoir l’impression qu’il est encore là. Et puis non pas son parfum à lui, mais celui là. Tu n’es pas divorcé ? Vous êtes toujours ensemble ? Ah non ? Pendant que tu as une moitié de son cœur autour du coup, moi j’ai comme une chaîne qui m’étrangle. C’est là toute la difficulté des sentiments. Parfois incompréhensible. Et pourtant, c’est encore eux qui dirigent le monde, nos actes, et nos pensées. Nos rêves. Enfin, ce que l’on appelle rêves avant de se rendre compte que l’étreinte n’était que le fruit d’une imagination insatisfaite… avant de chialler un bon coup devant le miroir, il faudra déjà grincher un peu contre ce qui n’est finalement en définitive qu’un fâcheux et trop répétitif cauchemar. Les maux sont mal soignés. On met un pansement sur une jambe de bois. On crie aux sandales. (non il n’y a pas de faute d’orthographe, c’est fait exprès, mon institutrice Florence m’a donné des cours du soir…).

 

         Donc disais je, les gens cherchent. Un vrai moteur de recherche. Lycos et google n’ont qu’à bien se tenir. Et tous les moyens possibles et imaginables sont permis ! Internet, bar …boîte. Miranda et Samantha ont même acheté un chien qu’il serait utile d’aller promener dans les parcs pour ouvrir un débat peu philosophique avec les autres maîtres, que d’autres encore aimeraient bien soumettre. D’autres cherchent quelqu’un qui pourrait avoir le même mode de vie qu’eux. Oubliant que justement, la complémentarité est la clé. Les modes de vie…les modes de vie…Les gens ont peur. C’est la politique de l’autruche dans toute sa splendeur, mais attention, qui met son cul en buse s’expose aux dangers d’une Samantha que peu de ses acolytes pourraient tenir en laisse.

 

         Aveugle, même une paire de lunette des plus high tech, la race humaine s’expose. Et il suffit d’une seconde. Ça les gens le comprennent parfois. Ils le comprennent quand il n’ont plus que le vaste parfum qui s’évanouit dans les draps, des draps qui hier encore étaient chauds d’une fusion inoubliable. Inoubliable au point que même si ces même gens vont encore courir et se tous bousculer les uns les autres…ils feront ce « rêve » qui plus tard se rembobinera avant qu’il ne lâche leur dernier souffle d’espoir. Pendant ce temps là, Miranda va se marier lundi. Samantha essayera de prendre soin de son chien (fidélité, quand tu nous tient…) mais comme pour le triste destin de ses proies, la pauvre bête a du mouron à se faire… Charlotte observera sa vie au microscope pour être sure de plus être trompée quant aux motivations d’un futur élu…et Carrie continuera de chercher dans un regard brun non pas le même mode de vie, mais sa complémentarité. De regagner la confiance d’un être cher. Elle recevra un message électronique à 2H du matin, pensant qu’il s’agit de lui. Mais ça ne sera qu’Alexandra de Price Minister qui lui envoi un mail de promotion / déstockage à ne pas louper. Les gens du hard discount nous font croire qu’ils cravachent vraiment tard. C’est aberrant. La vie en ville est aberrante. Le sexe est aberrant. Le sexe peut être hard. Une relation de couple passe parfois trop vite au discount.

 

Heureusement que nous ne nous sommes pas approprié les rôles de Desperate Housewives. (!)

 
medium_040614_sexincity_hmed_10a.hmedium.jpg