12 novembre 2008
La moitié des gens
La moitié d’entre eux ne sont plus que des fantômes. Un petit tri pourrait s’imposer dans cette liste, mais bon, je n’ai soit pas le courage, soit pas le courage. Choix cornélien oblige, il n’y aura pas de tri dans la liste. Juste un manque de considération flagrant.
Les pseudos défilent, adossés à chacun de ces contacts. A croire que plus personne ne peut se présenter sans ajouter un « petit quelque chose » pour se montrer divertissant aux yeux des autres. Seulement, je vais annoncer une vérité vraie (sisi), tout le monde (et OK, surtout moi) se fou des pseudos. Bien évidement, en mode « pleine désolation » face à ce manque d’épaisseur de certaines conversations, il fallait bien que je m’occupe, à observer de plus prêt ces dits « pseudos ». Moi qui pensait pouvoir encore trouver un peu de relief, c’est aride comme découverte : j’avais soif de piquant, de conversations qui sortent des sentiers battus, quelque chose qui soit …en 3D, …bref,…
Alors, voilà, il y a celui qui s’annonce (en toute modestie) comme étant « your life advisor : can help you to achieve all of your dreams ». Je l’aime beaucoup celui là. Oui, bien sûr, passe ton BAC, on reparlera après de la gestion de ma carrière coco. Heureusement, il annonce également changer de vie, et de pays. Avec un peu de bol, il partira peut être assez loin cette fois pour ne plus avoir accès à Internet. Il y a celle qui étale fièrement son retour de… (Attention, lieu tant convoité….suspens…) de l’H2O. Après tout, c’est vrai que c’est littéralement extraordinaire ! Plus personne de nos jours ne sort en boîte…Autres exemples ? « Je pense et j’agis, j’avance insoumis, je rêve de toi mais au final, tu n’es pas là ». Hum. Eh…t’as pensé à regarder derrière ton écran de PC ?? Quelqu’un aurait deux secondes pour pleurer un quart d’heure avec ce pauvre p’tit bouchon ? J’envisage plus une collecte pour offrir à cette pauvre âme écorchée une thérapie. « Lui » attend les photos de Romain. Mais siii voyons, c’est écrit noir sur blanc (ou presque). Sauf que nous en s’en fou de ces photos, d’autant plus qu’on ne sait même plus qui tu es tellement ta vie nous passionne ! « Soirée d’anniversaire trop cool ». Cool de le savoir. Sauf qu’on s’en fou aussi. « La culture c’est comme la confiture, plus on en a, plus on l’étale ». Oui. OK. Pourquoi ne pas avouer « j’ai pris le dico des proverbes et autres expressions édition 1859 de mon arrière grand-mère, et encore, j’suis pas foutu de recopier sans faire trois fautes à chaque mot. « La pluie ferme mes yeux, mes larmes comme un acide dévorent mon visage ». Thérapie acte 2, j’espère qu’ils font des prix de groupe, à ce train là, je devrais songer à me reconvertir, il y a de l’avenir dans la psychothérapie. « Parti arbitrer à Capelle ». Que tu sois à Capelle ou à Miami, en train d’arbitrer ou de branler un Koala, …ça changera pas le court du monde ; un statut « absent » aurait été plus approprié, un statut « mort » plus réjouissant. Encore une soirée ici, une autre là. Merci. Ma liste de contacts devient un journal de bord. Il y a le dernier contact, celui qui s’appelle « si vous n’avez rien d’intéressant à me proposer, jartttttez ». Je rêve, en voilà enfin un avec qui je suis d’accord, si on met de côté le fait qu’il puisse s’agir d’une invitation à tendance sexuelle (ce pseudo serait-il un « tir groupé » ?).
La moitié de ces contacts, que je ne contacte plus (les ai-je déjà « contacter un jour ??) ne sont plus que des fantômes. Alors j’ai décidé d’être un des leurs, et de me connecter en statut hors ligne. Ces pseudos sont censés susciter un intérêt quelconque, un quelque chose, tant et si bien qu’on ait envie d’aller parler, découvrir, d’échanger. Seulement, voilà, je m’en fou. Tant et si bien que c’est vide comme « commentaire général ». J’imagine déjà la scène des trois pauvres internautes égarés qui auront eu le courage (prouesse ?) de lire entièrement cette note : « non mais t’es vraiment débile comme mec, et puis si ça te saoule autant, ben ne te connecte pas ». Pfff, aucun sens, et puis merde. Aucun sens, tant et si bien que je ne trouve même pas de titre pour cette « note ». Vous vous en foutez. Alors tant mieux, j’ai peut être réussi à montrer oh combien on peut se foutre parfois de ce qui se passe chez les « contacts ». Parfois. La moitié du temps. Pour la moitié des gens. Vive MSN.
Il y avait longtemps que je n'avais pas poussé un coup de gueule.
Ca n'a manqué à personne.
Il y avait longtemps que je n'avais pas poussé un coup de gueule.
Ca fait du biiiiiiiiiiiiiiiiennnn.
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27 mai 2007
Le vendredi, parfois, je suis agréable.
Il est à peine 10h et optimisation du temps (de travail) oblige, on va commander les sandwichs en même temps, les croissants et autres viennoiseries en tout genre que toute la gente féminine regrettera d’avoir goulûment avaler pour cause de régime qui décidément, ne fonctionne pas…alors achetons les sandwichs, je pourrai délicieusement gober le mien pendant mes longues heures de détente pendant la pause repas (15 minutes devant l’ordi à finir un truc machin bidul qui, aussi rapide et compétent que vous soyez, était à faire pour hier…)
« Non, pas ENCORE un sandwich au crabe ».
(Overdose de crade. Si je voulais ingurgiter de la pouascaille H24, j’irai à la poissonnerie).
« Je vous mets des petits autocollants…pour la fête des mères »
(et il faut voir dire Merci ? si encore on m’avait donné un Kinder en supplément…pense tu !)
Il faut voir la gueule des autocollants en question : des fleurs où les pétales sont annotés de délicates attentions cruchonnes que même un mioche rondouillard trouverai vulgaire et qui affichent un panel de déclarations du genre «Maman (pétale 1) je t’aime (pétale 2), un peu (pétale 3), beaucoup (pétale 4), pour la vie (pétale 5)… ». Il n’y a pas la rubrique « pas du tout », forcément, c’est pour Môman, donc pas de « pas du tout ». On se DOIT d’aimer sa génitrice. On a même pas le courage de lire tous ces pétales tant c’est le tournis sentimento-fleural qui oppresse les neurones restants.
…
« Des autocollants ?! Pas vraiment utiles…je ne lui fais plus de cadeaux… »
« Je vous en mets trois ! »
« Je suis un peu comme tous le monde, je pense n’avoir qu’une seule mère, pas vous ? »
« Vous les donnerez à vos collègues ! »
Sur un ton cynique : « …moui, ceux qui mangent du crabe ! »
« Je vous en mets 3 ! »
Trop généreux. Me voilà reconverti en distributeur de tract niais. Il a beaucoup de chance Monsieur le boulanger que ses croissants soient à 55 centimes l’unité à Monsieur le boulanger !
Monsieur crabe ose une dernière question, fatale : « une cuiller avec le yaourt ? »
(il fallait une question en trop, et c'était celle la...)
« Vous ne vous êtes pas posé la question hier quand j’ai du l’injecter ce yaourt avec une fourchette suite à votre oubli pratico-pratique ! Mais merci pour la cuiller. Je reviendrai demain, faites des provisions de crabe !»
Le vendredi, parfois, je suis agréable.
Si j’ajoute que je vais recharger mon gobelet d’eau dans la salle des photocopieuses, je pourrai toujours essayer de prétexter que la fatigue n’arrange rien.
Si je vous le dis, croyez moi, aimez moi ! Un peu, beaucoup, et même à la folie …
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18 mars 2007
"attention, ça monte!"
Il faut appeler un chat un chat.
Contextualisation. Deux personnes. Rapprochement corporel. Caresse. Baiser. Empilage. Comme les étagères IKEA.
« Attention, ça moooonte !!!! ».
A quoi ça rime cette phrase ? Mir laine adoucissant. On masque un acte pourtant on ne peut plus quotidien par un quelque chose qui ferait moins porté sur le sexe, alors que pourtant…
« Ca monte » !?
mh. C’est qui ce « Ca » ? Et puis, qu’est ce qui monte ?
Pourquoi ne pas dire « attention, j’arrive plus à me reteniiiiiiiirr, tu vas te prendre la giclée blanchâtre en pleine tronche d’ici deux secondes, ralentiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ».
Car généralement, les corps sont à l’horizontal, sur un plan purement inhérent à la latitude, il n’y a rien qui monte, ça stagne à l’horizontal, on est pas en apesanteur même si certains prétendent voire des étoiles et s’exiler au 7ième ciel. C’est comme le trajet d’une voiture, mais sur un relief plat, sans bosses. Donc il n’y a rien qui monte.
Alors voilà, la fierté des sentiments, c’est de l’enrobage. Ne pas oser dire certaines choses, censurer, c’est se protéger pour celui qui censure, mais c’est une carence pour celui qui attend le brut de pomme, le vrai du vrai.
Toute carence génère un mal être.
Je réclame un parler vrai.
Parler crûment. Pas d’enrobage. Plus de tapisserie. Je veux entendre les mots tels qu’ils sont pensés. Je voudrai qu’on appel un chat, un chat.
Je pars désormais du principe que ce qui n’est pas dit n’est pas pensé. je me borne parfois à croire que la réciproque est fausse, ...que ce qui est dit n'est pour autant pas forcèment pensé. Ces choses qui font mal, qui entaillent et qui charcuttent comme si on etait ...un simple bout de viande (!) ( :-/ )
Reprenons.
...Formaliser les choses. Ça évite les quiproquos, les empilages hasardeux, voire des erreurs de parcours.
Si tout était simple comme la notice d’assemblage d’un meuble…
Sans pour autant banaliser, routiniser, et déposséder les mots de leur sens en les annonçant tout comme on dirait « bonjour », il y a des choses qui DOIVENT être dites. Quand elles sont pensées, elles n’arrachent pas plus la mâchoire qu’en disant un vulgaire bonjour.
En attendant, ma carence est présente. Je veux entendre des choses. Et mon étagère à moi sur laquelle j’ai empilé bon nombre d’espoirs est bancale. Un jour, elle finira par lâcher. Je ne pourrai plus la retenir. Il faudra en monter une autre.
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07 janvier 2007
Caméra café, en live, SVP!
...Et puis il y a celle collègue qui s’infiltre la caféine par intraveineuse, …le gobelet de café directement dans la chatte, l’effet est plus instantané (café instantané, vous suivez ??). Et oui se justifiera t’elle, les journées ne font que 24h !
Et puis cette collègue qui boite…jamais foutue de dire bonjour mais qui rappellera à l’ordre dans un restaurant la cafetière du dessus de bien vouloir cracher sa fumée ailleurs que dans sa gueule…, non sans complexe et d’une façon bien maladroite…
Deux plaintes pour harcèlements et quelques insultes plus tard, (un quotidien quoi...), tous en pause cigarette. Pôle nord city. L’instant ou le cerveau décompresse et où la fatigue accumulée se traduit par des rires plus nerveux les uns que les autres.
« Bonsoir Madame » à 9h du matin ! Qui osera dire que nous ne sommes pas légèrement déglingués ?
On fait un job de rêve… heureusement, les cours reprennent bientôt.
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11 décembre 2006
J'entends des voix intérieures !
La période de fin d’année est toujours propice à des tas de bonnes choses. Certains cogitent déjà sur leurs futures bonnes résolutions, celles qui vont une fois de plus tomber au plus profond des oubliettes à peine quelques jours après le nouvel an. Mais c’est promis, cette année, j’arrête de fumer …au moins une semaine !
(Voix intérieure : mais qu’est ce qu’il raconte celui là ! N’importe quoi !)
La période de fin d’année est aussi la charmante période ou toute la peuplade s’extasie dans les jolies vitrines, et l’empressement général plus communément retranscrit par la ruée non pas vers l’or, mais vers celle des cadeaux devient une vraie cohue dans tous les magasins ! C’est l’extase pour les commerçants, c’est un cauchemar pour d’autres.
Entre le père noël commerçant qui appelle à la joie de moufflets du petit train Lillois, et qui fait payer ses bonbons …
(Voix intérieure : Bambi, ca ne dure qu’un temps mes chéris, maintenant, le père noël est en pleine restriction budgétaire, il faut que les parents claquent leur quinzaine pour vous faire plaisir, pour vous acheter des bonbons plein de trucs acidifiants dégelasses qui vont vous retourner le bide et vous faire tordre de douleur cette nuit! et oui, c’est une ordure de première, mais on en fait de très beaux films !) (Voix intérieure acte 2:: enfin beaux…l’humour potache est encore une autre variable socio culturelle qu’il vaut mieux nier pour l’instant…)
Donc je reprends, entre ce charmant bonhomme rouge et…vous ! Il n’y a qu’un pas ! Vous, ce sont les gens.
Les gens aveugles. Aveugle et agaçant. Vous êtes aveugles, mais nous par contre, on vous voit très (mais alors vraiment très) bien, dans la mesure ou vous êtes systématiquement plantés devant nous dès qu’on fait le moindre pas, que ce soit en avant, sur la droite, et même sur la gauche, et ce peu importe où l’on aille.
Agaçant, c’est le must. La cerise sur la bûche ! (Voix intérieure : il faut adapter un discours à l’espace spacio-temporel auquel on se réfère …)
Exemple : Contextualisation.
Un père et son mioche dans la fille d’attente au passage en caisse d’une grande surface. Moi derrière. Donc après avoir subi le parcours du combattant et une lutte pour ne pas rentrer dans le lard des gens avec quinze mioches et trois poussettes (seulement), il faut maintenant subir le passage en caisse.
Le petit garçon et son papounet s’occupent comme ils peuvent pendant que notre chère amie caissière appel encore on ne sait trop qui pour cause de mauvaise attribution de code barre. Ils comptent. Enfin, le petit compte. Le père écoute. Et c’est parti
Un, deux, trois, quatre …
(Voix intérieure : il est marrant, ce pti ! »
21, 22, 23…
(Voix intérieure : bon, va quand même pas falloir qu’il compte jusque 3 milliards, enfin, bon, il est pti, il doit pas savoir non plus jusque là).
Accélération du rythme ! De dix en dix !
Quarante, cinquante …
Pointe d’hésitation ….
(Voix intérieure… : ouf ! sauvé !)
Le père : soixante !
(Voix intérieure : tu pouvais pas la boucler ?)
Soixante dix, quatre vingt …
(Voix intérieure : il m’AGACE !)
…
Patience, patience,
300 !
(Voix intérieure : FERME LA !!!)
…
420…
(Voix intérieure : MAIS TU VAS LA FERMER TA PETITE GRANDE GUEULE !)
Accélération du rythme : de mille en mille !
12000, 13000, …19000,…
Nouvelle hésitation…
(Voix intérieure : ouffff !!! il était temps !)
20 000 !
(Voix intérieure : MERDE !!!! le crime est il toujours soumis à une peine d’emprisonnement ?)
100 000, …, 900 000…
Hésitation …
Voix haute (la mienne !) : au sale mioche : 1 000 000 !!!!!! Au père : FAITES LE TAIRE PAR PITIE !
MORALITE : j’aime beaucoup les fêtes de fin d’année. (Voix intérieure => mon cul ouais !!!) Je n’aime pas les gens qui n’avancent pas. Je n’aime pas ne pas avoir d’idées pour mes cadeaux. Je n’aime pas les gens qui dépensent sans compter.
Je DETESTE, JE MODIS, J AI HORREUR DES GENS QUI COMPTENT !
(Voix intérieure : à bon entendeur Mamie, essaie de ne pas avoir la main aussi légère pour les prochaines étrennes !).
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16 octobre 2006
Par moment, je suis au bord !
Je suis au bord de la crise de nerfs !!! Ça fait un mois que j’ai plus de lecteur DVD, et mon antiquité d’ordinateur portable ne me permets évidemment pas de lire un quelconque CD quel qu'il soit…
Je suis au bord de la crise existencielle / identitaire !!!! Pas que je n’ai pas passé la charmante période de la puberté, (Moman, Popa, souvenez vous, vos pires moments, c’était moi !!), mais le coiffeur a sabordé ma tignasse… plus de longues mèches … juste un look qui devait résulter du compromis …look sage pour un pti jeune dynamique prêt a pousser les portes des grandes entreprises et look déjanté négligé explosé pour un pti con qui à ses heures a encore une âme d’enfant…tout ça pour un résultat bien …comment vous dites les amis ?? Catastrophique ?? Merci, je m’en souviendrai.
Je suis au bord de la crise sentimentale !!! Tant de questions. Si peu de réponses et de certitudes.
Je suis au bord de la crise financière !!! Pourquoi j’arrive pas à sortir du carrouf sans avoir à faire tilter ma carte bleue d’au moins 50 euros pour tenir alimentairement parlant à peine 3 jours… ??
Je suis au bord de la crise politique !!! Chacun son mode de gestion les amis ! chacun grandit à sa façon et pour chacun, la personnalité s’affine et tout ça s’éguise parfois à coups de couteaux mais bon…
Je suis au bord de la crise de nerfs, de la crise identitaire, de la crise sentimentale, de la crise financière et de la crise politique. Attention, carrefour dangereux ! Mais par moment, je tombe sur un bon film à la TV, par moment, j’arrive après une demie heure seulement de travail d’architecture à mettre cette tignasse en place, par moment, je sais faire des économies, par moment, je sais être un très bon médiateur et je sais reconnaître mes erreurs, (qui à levé les yeux au ciel !!??) et par moment, je sais très exactement où j’avance sentimentalement.
Par moment, je vous le dis, je l’écris, alors, croyez moi !! ... par moment, comme aujourd'hui et comme ce soir, Je vais bien !!
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21 septembre 2006
Les Mammouths aussi se mettent au Milk-shake !
Trop
Trop, trop, trop…et cet acharnement obstiné à vouloir sans cesse prendre des risques…de se brûler les ailes. Encore, encore, et puis encore un peu…même beaucoup.
Et puis finalement ce goût de pas assez…Ne lâche pas, ne lâche pas, ne lâche pas…
Une fois, deux fois, trois fois, quatre fois… Un mur, deux murs, trois murs, quatre murs. La carrosserie va finir par se fendre …Ne lâche pas…bientôt de quoi rédiger un hebdomadaire.
Trop, trop, trop, et puis finalement ce goût de pas assez…Je vais finir par te voler dans les plumes.
Ce soir, je la fais courte, mais les cloches ont sonnées. Ce soir est ainsi fait. Chacun sa nuit. Et même là encore…trop, trop, trop, et puis merdeeeeuhhh : pas assez !!! Stop. Demain, je passe au club Med. ( !) Besoin de vacances.
Pour tout remettre en ordre, au bordel les thérapies, je préconise une introspection façon « milk-shake ». Les consignes en sont simples : prendre tous les ingrédients …tout mélanger, et tout mélanger de nouveau. Encore, encore, encore… et laissez décanter. Mélangez j’ai dis ! Pas trop longtemps bien sûr …sinon, on passe du « trop » au « pas assez », du trop consistant à la bouillie, du colossal à l’indigeste…
En dépit des apparences trompeuses, ma faculté réside dans ma capacité à pouvoir mettre les choses au clair. Mes choses. Chacun méne sa barque à sa façon parait il...Pour pouvoir mettre de l’ordre … (mon ordre) il faut forcément un peu tout secoué au préalable. Quitte à passer pour un décalé du bulbe, car les gens aiment les choses carrées, bien rangées et bien disposées sur les tables (et ce, préférablement de façon perpendiculaire à la dite table…).
Demandez le programme !! En première page :
« on savait qu’un battement d’aile de papillon d’un côté de la terre pouvait faire des ravages de l’autre côté de la planète, alors c’est décidé, je vais péter comme un mammouth ».
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02 septembre 2006
Vous avez demandé un conseiller financier, ne quittez pas, une femme enceinte va prendre votre appel…
Dans mon épisode a moi, ce n’était pas « le bon, la bête et le tuant », mais la gueularde, le marteau piqueur, la disjonctée…et l’impeccable. Eh oui…c’est le jeu ma pauvre Lucette… au boulot, on en voit des vertes et des pas mûres et tous les jours c’était un festival de vannes et de délires dont seuls mes ex camarades de jeu titularisés (eux) avaient le secret.
Non, elle ne crie pas sur vous Madame (si vous saviez ce dont elle en a réellement à foutre de votre triste situation…), elle a juste une voix qui porte. Non Monsieur il n’est pas méprisant, non il ne vous couvre pas de sarcasmes…il vous étale la vérité en pleine tronche… et la votre sur votre situation financière est navrante…cela vous attriste, c’est tout naturel de vous emporter… non, elle n’est pas folle, mais elle chante, elle rie, fait la danseuse étoile…prend la voix d’un ex tollard castré et fais des mimiques de malades pendant que la petite dernière joue les offusquées … « pas vous Madame, non, je ne peux pas le croire, non , pas vous ! »…et c’est sans compter les courses poursuites sur fauteuils de bureaux (Aladin n’a qu’à bien se tenir…) et autres déboulonneries cérébrales qui faisaient de ce lieu de travail, outre la présence non négligeable de la clim. Et du salaire à la fin du mois) …un lieu ou j’avais ma petite famille…des gens qui me ressemblent.
Manque de bol … raison stratégique. Je me retrouve dé hérité depuis plusieurs semaines. Tu seras muté mon enfant. Nouveau service, à quelques mètres. Oui, la où les gens ne bronchent pas. Décadence. Un problème d’adaptation ? Ne dites pas de sottises très cher …c’est la descente aux enfers ! On dénombre à peine quelques mecs sur ce nouveau plateau téléphonique. Tout le reste est envahi par une horde de tas de chromosomes XX et ça pue la femme en enceinte !
L’univers purement féminin est atroce, agonisant. Celle-ci va parler trois quart d’heure de son mariage à celle-là qui jouera le rôle de la jeune dame peu farouche qui connaît une tante qui en est (seulement) à son troisième mariage … à patati, patata … la salle sera comme ci …et ça se sera comme ça ….
Une autre intervient, le tiroir chargé à bloc ( courachhhh pour ton mari, plus que deux mois à tenir !) … et oui, il ont fait des truc-Bazard-machin-bidule-graphies et tu as entendu son pti cœur a battre…ooooooohhh c’est mimi ….et ohhhhhh oui, ca bat vite hein !!!! ohhh, et je ne t’ai pas raconté la dernière … mais stoppp c’est mon cœur à moi qui va lâcher ! Mais vas y chèrE collegue, …baisse la clim. C’est vrai quoi, il ne fait que 5O degrés sur le plateau … pendant que je suis en train de fondre et de reprendre mon souffle pour laisser mon 1247ième message de la journée sur une boite vocale encore plus pathétique que la précédente … ne pense surtout pas à de ton coté à enlever une épaisseur !!! ohhhh lala, je devrai boire moins de café, c’est pas bon pour le petit si ??? Et tu vas l’appeler comment ??? C’est une fille ou un garçon … ?? Et ces fumeurs !! …ça empeste jusqu’ici ! Pourtant on a mis des affiches sur les portes …mais bon … …désolé chérie, tu as voulu procréer, tu assumes. C'est le commandement numéro un ...Je fume depuis 6 ans, tu es enfournée depuis 6 mois … alors …bon …
Tous c’est prénoms qui finissent en Y … l’impression que l’on m’appelle toutes les dix minutes pour un de mes clients alors qu’il ne s’agit que de deux donzelles prêtent à échanger une discussions sur « couches, biberons et robe de mariée… ». Aller, c’est reparti pour bizotter toute la peuplasse en arrivant, on ne va pas jouer les vilains petits canards irrespectueux. Bon, c’est vrai. Tout le monde est gentil. Mais personne ne bronche. Où est donc passée leur personnalité ? C’est un élevage de poules…c’est vrai, ok, tout le monde m’a souhaité la bienvenue au moins quatre fois à mon arrivée… mais ça n’est pas ma place.
Ma place à moi est avec les autres. Avec les anciens. Celles et ceux qui m’ont appris leur métier. J’ai pris çà de lui, ça d’elle. Un bout d’ici, un bout de là bas. Je suis le résultat de votre mixture déjantée…et j’en retire une fierté sans égale. Avec celles et ceux qui arrivent parfois par groupe de 4/5 en temps que comité de soutien psychologique dans ce nouveau service où certes j’ai su m’adapter, mais où je m’ennuiiiiiiiiiiiiiii, je m’ennnnuuuuooouuuiii…
Mon ancien groupe se pointe…brut de décoffrage…pour souhaiter un joyeux anniversaire au fils, en chantant, et me tend une bougie faite/imprimée par leur propre soin …signatures a l’appui, Mac Giver n’aurait su faire mieux…un gobelet tasse à café …une bougie en papier qui elle ne s’éteindra jamais …et moi qui vire au rouge pivoine.
Merci à vous pour la séquence émotion… je vous le promets, pour faire ce métier, je pense pouvoir être à même à l'avenir de négocier mon retour... qui à mes yeux compte tant.
Plus qu’une semaine à tenir dans la neurserie, et je rempile pour les cours. En attendant, j’ai envie de crier au secours…
« Ya un appel en attente !!! »
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27 juillet 2006
j'ai dis doucement !!!
(Le blogeur Hirsutien a écrit un article. Ralentissement de la cadence exigé, ça me donne une envie de postage).
« On va la faire lentement. Construire le texte lentement. Attends ».
Les gens foncent, filent, courent, consomment, se perdent et crient.
Je fonce, je file, je cours, je consomme, je me perds, et je crie.
Ces gens crèvent avant même que l’acte de décès ne soit vraiment effectif. Cours ! Tu vas être en retard. Non, non, ne prends pas le temps de donner à manger au chat, c’est inutile voyons. Ok je cours…
Je n’aurai jamais le temps de badger à temps au boulot si je prends soin de ma vie. Et pourtant.
Entre la boussole et l’horloge, le choix est vite fait, il vaut mieux privilégier le besoin de repères…
Lis un peu. Relis, tu n’as rien compris. Mais relis je te dis, tu me lis mais tu ne me comprends pas. Stupide personnage… tu crois lire…mais tu bouffes les mots sans même leur conférer le moindre sens. Le métro peut bien attendre. Un autre passera dans deux minutes. Tu la joue éjaculateur précoce façon formule 1. Virage en vue. Plantage. Tu ne comprends décidément rien. LIS ce texte. Observe attentivement les mots, affine la lecture et analyse l’enchaînement des lettres, admire leur contour. Mais merde prends ton temps.
J’ai envie d’avoir le temps de rire, et même de chialer. J’ai envie de digérer, d’avoir le temps d’attendre que l’eau chaude arrive avant d’avoir fini de prendre ma douche. Ralentissement de la cadence proclamé. Ca va encore trop vite, va donne le tournis hein ? Ben oui, les neurones saturent à une telle vitesse de consommation verbale. On va stopper ici.
Entre la boussole et l’horloge, le choix est vite fait, il vaut mieux privilégier le besoin de repères…
je me répéte, je sais, tu le remarque, c'est dèjà ca, mais crois moi, tu dois bien en avoir besoin.
La prochaine fois, si tu capiches rien aux mots, regarde mes yeux.
Vous reprendrez bien un verre ? Une dernière clope peut être ? Alllller koiiiiii… On a tout le temps…
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24 avril 2006
Métro, boulot, dodo...
Cordialement, voila le décor planté...
Métro boulot dodo…
Et ces gens qui pensent vivre en toute liberté…
Réveillez vous bande de pantins !
Un jour vous serez dans des filets…étouffés
Métro boulot dodo…
Les journées se suivent et se ressemblent,
On prend les même et on recommence,
Retournez à vos claviers !
Métro boulot dodo ?
Ah oui …j’allais oublier…
A jouer les moutons apprivoisés, …
Un jour ça va péter…
Cordialement, voila comment ca va changer
Métro, boulot, … foutu scénario
C’est promis, c’est juré, c’est craché,
Un jour votre aller simple destination case déchet
C’est promis, c’est juré, Je le composterai !
Métro boulot…joli complot !
Je ne reprendrai pas les même, mais je recommencerai
Dans votre siège libre, demain, je serai bien installé
Méfiez vous des pantins, ils ne sont pas la que pour figurer …
Cordialement, voila comment je vais manager :
Pas besoin de schéma pour postuler…
Pas besoin de sentiments distingués…
J’avoue votre profil présente nombreux intérêts,
Mais désolé pour vous, je ne dors jamais.
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