27 décembre 2008

C'était moins une...

C’était moins une.

Moi et mon obsession à me poser des questions existentielles à deux balles.

Qui aurait cru ?

C’était moins une.

Qui aurait cru que ce serait les paroles d’un « sage » un peu anarchiste, un peu marginal (n’habite pas dans une caravane qui veut…) en la personne de mon parrain, fumeur de joints non occasionnels mais parfois dôté d’une conscience hors norme aurait pu m’ouvrir un tant soit peu les yeux et répondre indirectement à des questions que je me pose ?

Sa vision du couple : comme celle du reste : la NON consommation. Plutôt que de casser inévitablement une relation qui ne convient pas à 100 %, solution : s’ouvrir aux éventualités qui couvrent ces 5 putains de foutus de merde % qui polluent l’existence de questions incessantes et débiles. Alors s’ouvrir. Demander « qu’est ce que tu veux TOI ? », ne pas vouloir faire un couple tout seul, sinon désastre tu connaîtras (prophétie numéro 1).

Alors, ne plus vouloir avancer seul. Sinon, la dictature tu imposeras et l’échec tu connaîtras (aussi), et la rupture (point culminant d’un manque de communication).

Il (le parrain) m’avoue avoir une totale transparence dans la communication avec ses fils (donc mes cousins) et s’inquiète de ne pas voir l’aîné traîner autour des filles, de constater que ce dernier ne requiert vraisemblablement pas le besoin de tenir une main dans la sienne. Il (le parrain, toujours le même, un joint plus tard), se reprend, il accorde une volontaire transparence dans son discours avec son fils, et lui accorde le temps, ne lui impose pas une façon de faire, ni de barrières façon « éducation stricte » mais le laisse se brûler s’il le désire, prétextant qu’il trouvera lui-même sa voie, mais lui raconte son histoire, emprunte d’un modèle parfois (souvent) à ne pas suivre.

Il m’a raconter son histoire : premier coup de foutre à plus de 45 balais. Il m’alerte : ne laisse rien passer.

Il avoue avoir voulu choisir la plus belle femme pour épouse…pour mieux se rendre compte qu’en dépit du fait que la tendre aimée ne soit pas du genre allumeuse, il a eu beaucoup de mal à la tenir tant la convoitise des paires masculins était ardue. Désastre. Echec. Rupture. Il se reprend, me dit ne pas avoir élue la suivante comme objet de convoitise, mais avoir délibérément choisi une fille plus banale, mais en qui il pourrait trouver un charme…ailleurs. Reboulette (une vraie gaffe, pas de boulettes de joints cette fois, bien que les deux puissent intervenir de façon concomitante). Désastre, Echec, Rupture. Il a voulu construire un moule dans lequel aurait du indéniablement s’introduire l’élue faute de quoi c’était l’exclusion. Alors exclusion.

C’était moins une…au compteur.

Et puis il conclut, sans prétentions aucune de détenir aujourd’hui à 40 balais passés la vérité vraie, qu’il vaut mieux choisir une personne que l’on ne prétend pas comme étant un prolongement de soi même. Qu’il faille « choisir » (principe de déterminisme exclu) une personne qui soit suffisamment différente pour envisager de construire à deux, mais à deux de façon autonome et qu’en un ultime point culminant se rejoindrait les deux personnalités. C’est vrai, c’était moins une, l’approche est nettement différente ! Révélation.

C’était moins une. Mais ma compréhension qu’est cet étrange phénomène d’assimilation de ses paroles n’est peut être que la désastreuse résultante de ses propos imbibés de fumette.

Et puis je m’en fou. Ce soir : L’alcool aide. J’ai pas de joints alors je compense. Je me fou royalement de me foutre de la sauce tomate sur mes doigts en rédigeant cette note d’ailleurs ! Et je me fou pas mal du reste ce soir.

Sauf…

« Qu’est ce que tu veux TOI » ?

«  Tu veux aller où ? » ;

C’était moins une. Une fois par an, Mon parrain et moi tenons une conversation de ce type …étrange, mais empreinte d’un sentiment de vérité. Alors …Oui, c’était moins une,

Quoi de plus naturel de se demander où l’on va, parfois ? Si la route est large pour deux où si l’on traîne l’autre, derrière une vulgaire remorque ?

Une quoi ?

Une question, simplement. Une remise en question même, comme il y en aura tant d’autres. Ou pas. C’est quand le prochain noël ?

Commentaires

Comme quoi la famille ça peut aussi alimenter les réflexions philosophiques intenses...
Je n'ai pas eu de révélation cette année, peut-être au jour de l'an...
Ou tu me prêtes ton parrain?

Le mot de la fin : il faut une route large lorsqu'on a un tracteur! (comme tu es allés dans le terroir fallait bien une image en conséquence)

Ou alors si ton parrain s'appelle Marty Mac Fly : "Mais Doc la route est trop courte!"
"La route? Là où nous allons il n'y a pas de route!"

Je te ressers un verre?

Ecrit par : Shine | 28 décembre 2008

Collègue ....tu auras toujours des références à faire pâlir un boss africain ! entre Peter pan et retour vers le futur, je me délecte :-)
Je veux bien te prêter mon parrain, mais au vu de ta situation que certains pourraient jalouser, je te dirai que n'en as nul besoin : tu équilibre, tu l'as, et ton point culminant, ....aussi (je l'ai croisé ce point culminant, avec un bonnet trop large sur la tête !)

Ecrit par : jerem | 28 décembre 2008

Très bon post. Vraiment. Dans la lignée des précédents. Continue. On en redemande tous !

Ecrit par : M. | 30 décembre 2008

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