26 janvier 2008
SLIDER
Gauche droite. Une vie de dérapages. Certains contrôlés, d’autres moins.
Mon dernier virage date d’il y a une semaine. Jour pour jour (ou persque), j’ai changé de boulot. Après avoir considérablement contribué au bénéfice de LA POSTE en envoyant pas moins de 200 candidatures (bon, peut être moins…vive le net !) j’ai enfin trouvé un job dans ma branche. Je passe d’une plate forme de recouvrement d’une trentaine de personnes à un petit cabinet, avec des petits bureaux, et une petite équipe de 4 personnes. L’ambiance est loin d’être similaire à ce qui constituait le quotidien. Costume/cravate de rigueur et ton posé pour ce poste où je suis chargé de recrutement. L’ironie est d’autant plus marquante quand je réalise qu’il aura fallu attendre 6 mois après l’obtention du dernier diplôme pour décrocher ce job en adéquation avec mes attentes ! Les lacets de mes chaussures se défont toujours, ma cravate m’étrangle en fin de journée, et le look sage me donne des envies de m’habiller comme un sac le WE, …mais il faut oublier les considérations esthétiques, et se dire que rien n’est insurmontable (après tout, je fais de très beaux nœuds de cravate tout seul maintenant !), et surtout que ce nouveau boulot est franchement plaisant… alors, le côté nostalgique résultant du temps passé au précédent job s’estompera petit à petit, même si c’est quand même la bas que j’ai rencontré ma coloc’, mes parents « adoptifs » et toute une ribambelle de gais lurons. La page recouvrement se tourne…moi qui scrutais scrupuleusement l’horloge de l’autre côté, il faut à présent faire bonne figure, ne pas compter les heures sup’, et m’accoutumer à mes nouveaux collègues, qui heureusement, sont très accueillant, et dressent déjà un panel de personnalités que je me délecte par avance de découvrir. SLIIIIIIDERRRR.
Parallèlement, j’alimente ma vie en absorbant les derniers épisodes des séries TV. Une vie (sociale) de substitution. Limite pathétique. Mais voilà, eux, les personnages de séries TV, ont toujours un événement imprévu, un quelque chose qui arrive. Enchaîner les épisodes donne un peu l’impression de vivre à leur rythme, et de rattraper tout ce qu’on peut rater à vivre 8 heures par jour dans un bureau de 15 M2. Passer d’une vie à l’autre. Ca laisse rêveur, mais soyons sérieux et lucide, qu’est que je ferai avec 4400 pouvoirs ? et puis qu’est ce que je me ferai chier sur une île perdue, et même si Chad Murray est franchement pas mal (sisi), j’ai dans ma petite vie, tout ce qu’il me faut. SLIIIIDERRR.
Il est sans doute parfois sidérant de réaliser à quel point la vie peut changer en un temps record : « si on m’avait dit que dans 1 an… », ben voilà. Rebondir. Faire quelque chose, comme changer de coupe de cheveux, changer la disposition des meubles pour finalement tout déplacer de nouveau à peine trois jours après, mais faire…quelque chose ! Merde ! Une balle rebondissante, c’est très bien ça. Quoi que, au bout d’un moment, elle perd de son élan. Beaucoup de gens veulent changer, mais ne s’offrent pas le risque de le faire. Il faut juste garder une base solide, sinon c’est la gamelle. Alors on va oublier l’image de la balle.
J’aime bien ma nouvelle cravate, j’ai avalé quasiment trois saisons des frères Scott en un temps record, la fumée de la cigarette dessine des vagues, et je ne pouvais m’empêcher une nouvelle fois de finir un article sans passer du coq à l’âne, de raconter n’importe quoi, et en cela, je pense être fidèle à moi-même. SLLIDDERRR.
SLIIIIDER, SLIDEEEERRRR.
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01 janvier 2008
Faut-il se réjouir ??
Alors reprenons : le 31. Oui, extra : amis, champagne, buffet. Mais : cauchemar : le 01 janvier.
Que se passe-t-il ce jour là ?
Outre le fait qu’il faille nécessairement appeler tata, mamy, pépé machin qui n’a pas desserré les lèvres de toute la soirée de noël voire même qui a cherché à pourrir l’ambiance familiale, et souhaiter, la bouche en cœur SVP, LA BONNE ANNEE !. Petit conseil pratique pour les inexpérimentés : éviter d’appeler les grands-mères entre 14h et 16h (même le 1er janvier, il ne faut pas louper le feuilleton !), et même s’ils sont en retraite, ne pensez pas qu’ils auront tout le loisir de vous répondre au téléphone. Ne tentez pas non plus de les appeler le 31 janvier au soir à 18h car vous allez vous faire recevoir ! (Oubliez le fait, qu’à la base, nous avons jusqu’au 31 au soir pour présenter nos vœux !).
Mais, il y a des aspects positifs. On passera de façon très rapide sur l’épisode où le dépassement du forfait va d’ores et déjà vous mettre dans le rouge avant de pouvoir éventuellement être combler par le peu d’intérêt issu du livret machin (quoi l’année 2007 n’a pas été prospère ??) et on ne misera pas non plus sur le côté radin des grands parents (oui, encore ceux là) pour rembourser ce découvert bancaire.
Je disais donc qu’il y avait des aspects positifs : celui par exemple de pouvoir recevoir des textos de personnes qui n’apparaissent pas dans votre répertoire ! Autrement dit des inconnu(e)s. D’un seul coup, la boite de réception se retrouve saturée de messages de bonnes intentions par tout un tas de gens dont vous ignorez l’identité, mais bon, ça fait tout le temps plaisir quand même. Solution pour ce type de configuration : leur faire parvenir (politesse oblige) un texto « standard » et surtout pas trop personnalisé pour éviter que l’illustre inconnu(e) ne vienne à comprendre la supercherie.
La bonne année est aussi l’occasion de renouer le contact avec des personnes « portées disparues ». Présentes (elles !) dans le répertoire, il y avait, durant 364 jours précédents, toujours une bonne excuse plus ou moins avouée en son propre intérieur pour prendre des nouvelles (rancune ? trahison ? déception ? lassitude ? oubli ?). Et là bonne surprise, certaines personnes ne changent pas, et vous renvoient un texto déluré, à leur fidèle image, et c’est toujours un bonheur.
Alors mon bonheur à moi se limitera à ça pour la nouvelle année. Evidemment, pas de résolution, si ce n’est de profiter un peu plus des bons moments plutôt que de m’évertuer à vouloir accéder à un univers sans vague et « idéal » dans lequel, finalement, je me sentirai très vite « cloisonné ». Si 2008 pouvait m’apporter ne serait ce que deux fois moins de tuiles par rapport à 2007 pour finalement récolter deux fois plus de bons moments, alors j’en serai pleinement satisfait, et puisque c’est la tradition, et par l’intermédiaire de ce blog, c’est tout simplement ce que je souhaiterai à celles et ceux qui auront eu la patience de lire cet article jusqu’au bout.
Comme me l’a dit mon ancienne coloc’ (fidèle à elle-même) : on peut la souhaiter meilleure que 2007 en tout point, et on peut déjà se réjouir : il n’y aura pas de présidentielles, c’est déjà ça !
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