18 septembre 2009

Ils arrivent

Alice, Morgan, Miss Air France, le petit aux tâches de rousseur, l'infirmière et l'entraîneur, tous prennent de l'épaisseur, du relief. Dans un univers finalement pas si éloigné du notre, au fils des mots, l'incohérence paramétrique présupposée prend forme.

Manque le point de chutte...

27 décembre 2008

C'était moins une...

C’était moins une.

Moi et mon obsession à me poser des questions existentielles à deux balles.

Qui aurait cru ?

C’était moins une.

Qui aurait cru que ce serait les paroles d’un « sage » un peu anarchiste, un peu marginal (n’habite pas dans une caravane qui veut…) en la personne de mon parrain, fumeur de joints non occasionnels mais parfois dôté d’une conscience hors norme aurait pu m’ouvrir un tant soit peu les yeux et répondre indirectement à des questions que je me pose ?

Sa vision du couple : comme celle du reste : la NON consommation. Plutôt que de casser inévitablement une relation qui ne convient pas à 100 %, solution : s’ouvrir aux éventualités qui couvrent ces 5 putains de foutus de merde % qui polluent l’existence de questions incessantes et débiles. Alors s’ouvrir. Demander « qu’est ce que tu veux TOI ? », ne pas vouloir faire un couple tout seul, sinon désastre tu connaîtras (prophétie numéro 1).

Alors, ne plus vouloir avancer seul. Sinon, la dictature tu imposeras et l’échec tu connaîtras (aussi), et la rupture (point culminant d’un manque de communication).

Il (le parrain) m’avoue avoir une totale transparence dans la communication avec ses fils (donc mes cousins) et s’inquiète de ne pas voir l’aîné traîner autour des filles, de constater que ce dernier ne requiert vraisemblablement pas le besoin de tenir une main dans la sienne. Il (le parrain, toujours le même, un joint plus tard), se reprend, il accorde une volontaire transparence dans son discours avec son fils, et lui accorde le temps, ne lui impose pas une façon de faire, ni de barrières façon « éducation stricte » mais le laisse se brûler s’il le désire, prétextant qu’il trouvera lui-même sa voie, mais lui raconte son histoire, emprunte d’un modèle parfois (souvent) à ne pas suivre.

Il m’a raconter son histoire : premier coup de foutre à plus de 45 balais. Il m’alerte : ne laisse rien passer.

Il avoue avoir voulu choisir la plus belle femme pour épouse…pour mieux se rendre compte qu’en dépit du fait que la tendre aimée ne soit pas du genre allumeuse, il a eu beaucoup de mal à la tenir tant la convoitise des paires masculins était ardue. Désastre. Echec. Rupture. Il se reprend, me dit ne pas avoir élue la suivante comme objet de convoitise, mais avoir délibérément choisi une fille plus banale, mais en qui il pourrait trouver un charme…ailleurs. Reboulette (une vraie gaffe, pas de boulettes de joints cette fois, bien que les deux puissent intervenir de façon concomitante). Désastre, Echec, Rupture. Il a voulu construire un moule dans lequel aurait du indéniablement s’introduire l’élue faute de quoi c’était l’exclusion. Alors exclusion.

C’était moins une…au compteur.

Et puis il conclut, sans prétentions aucune de détenir aujourd’hui à 40 balais passés la vérité vraie, qu’il vaut mieux choisir une personne que l’on ne prétend pas comme étant un prolongement de soi même. Qu’il faille « choisir » (principe de déterminisme exclu) une personne qui soit suffisamment différente pour envisager de construire à deux, mais à deux de façon autonome et qu’en un ultime point culminant se rejoindrait les deux personnalités. C’est vrai, c’était moins une, l’approche est nettement différente ! Révélation.

C’était moins une. Mais ma compréhension qu’est cet étrange phénomène d’assimilation de ses paroles n’est peut être que la désastreuse résultante de ses propos imbibés de fumette.

Et puis je m’en fou. Ce soir : L’alcool aide. J’ai pas de joints alors je compense. Je me fou royalement de me foutre de la sauce tomate sur mes doigts en rédigeant cette note d’ailleurs ! Et je me fou pas mal du reste ce soir.

Sauf…

« Qu’est ce que tu veux TOI » ?

«  Tu veux aller où ? » ;

C’était moins une. Une fois par an, Mon parrain et moi tenons une conversation de ce type …étrange, mais empreinte d’un sentiment de vérité. Alors …Oui, c’était moins une,

Quoi de plus naturel de se demander où l’on va, parfois ? Si la route est large pour deux où si l’on traîne l’autre, derrière une vulgaire remorque ?

Une quoi ?

Une question, simplement. Une remise en question même, comme il y en aura tant d’autres. Ou pas. C’est quand le prochain noël ?

04 décembre 2008

Envie.

Envie de me bourrer la gueule. De boire à me prendre les murs, à en rester accoudé aux toilettes des heures durant,

Envie qu’on vienne me « déranger » dans « mes » toilettes en pissant par-dessus, qu’on profite de la situation pour me momifier dans du PQ,

Envie d’écouter du Manson à fond les oreilles, d’avoir une tignasse épaisse et longue jusqu’au coup, d’être coiffé n’importe comment, de remettre les vêtements bizarres,

Envie de me renverser l’alcool dessus comme quand seul le corps ne parvient plus, à lui seul, à éponger.

Envie de fumer clope sur clope. Dans les bars, en boîte…

Envie de tomber, et qu’on me ramasse ; ou pas,

Envie de me poser des questions simples, directes et sans équivoque : chez toi ou chez moi ? Envie des petits déjeuners à 14h ou de commander des pizzas et de ne pas avoir le courage ni la faculté physique de descendre les chercher,

Envie de changer la couleur des murs, de bouger les meubles de place,

Envie de danser sur des poufs, sur les divans à en briser les lattes,

Envie de contraindre les voisins à des risques de disfonctionnement auditif et de troubles du sommeil pendant toute la nuit,

Envie d’agir avant de parler,

Envie de parler avant de réfléchir,

Envie de ne pas chercher « le sens »,

Envie de jouer à des jeux cons, de jouer au p’tit con,

Envie de plonger dans la frénésie le lundi, le mardi aussi, le mercredi accessoirement, le jeudi pour suivre logiquement, le vendredi car c’est toujours permis, le samedi aussi, le dimanche enfin, pour mieux repartir, et tous les autres jours de la semaine. Oui, tous les autres.

Envie de plus.

Envie de bouger, d’avoir des cernes le matin, et une haleine de chiotte,

Envie de mentir le dimanche à ma mère : « nan, pourquoi tu me regardes comme ça ? J’ai pas fait fort hier, une petite soirée tranquille… »

Envie de gonfler des ballons d’eau, de les balancer sur les passants,

Envie de porter des chaussettes de couleurs différentes,

Envie de revoir les photos de la soirée le lendemain et de me dire : eh Meeerrde !

Envie qu’on me regarde bizarrement dans le métro, de pas savoir où je vais dormir en fin de soirée,

Envie de ne pas avoir de fin,

Envie d’être Energizer Ultra Plus Dure Plus Longtemps.

Envie.

 

Ne plus être comme un lion en cage : Anesthésié, Autocensuré.

12 novembre 2008

La moitié des gens

 

La moitié d’entre eux ne sont plus que des fantômes. Un petit tri pourrait s’imposer dans cette liste, mais bon, je n’ai soit pas le courage, soit pas le courage. Choix cornélien oblige, il n’y aura pas de tri dans la liste. Juste un manque de considération flagrant.

Les pseudos défilent, adossés à chacun de ces contacts. A croire que plus personne ne peut se présenter sans ajouter un « petit quelque chose » pour se montrer divertissant aux yeux des autres. Seulement, je vais annoncer une vérité vraie (sisi), tout le monde (et OK, surtout moi) se fou des pseudos. Bien évidement, en mode « pleine désolation » face à ce manque d’épaisseur de certaines conversations, il fallait bien que je m’occupe, à observer de plus prêt ces dits « pseudos ». Moi qui pensait pouvoir encore trouver un peu de relief, c’est aride comme découverte : j’avais soif de piquant, de conversations qui sortent des sentiers battus, quelque chose qui soit …en 3D, …bref,…

Alors, voilà, il y a celui qui s’annonce (en toute modestie) comme étant « your life advisor : can help you to achieve all of your dreams ». Je l’aime beaucoup celui là. Oui, bien sûr, passe ton BAC, on reparlera après de la gestion de ma carrière coco. Heureusement, il annonce également changer de vie, et de pays. Avec un peu de bol, il partira peut être assez loin cette fois pour ne plus avoir accès à Internet. Il y a celle qui étale fièrement son retour de… (Attention, lieu tant convoité….suspens…) de l’H2O. Après tout, c’est vrai que c’est littéralement extraordinaire ! Plus personne de nos jours ne sort en boîte…Autres exemples ? « Je pense et j’agis, j’avance insoumis, je rêve de toi mais au final, tu n’es pas là ». Hum. Eh…t’as pensé à regarder derrière ton écran de PC ?? Quelqu’un aurait deux secondes pour pleurer un quart d’heure avec ce pauvre p’tit bouchon ? J’envisage plus une collecte pour offrir à cette pauvre âme écorchée une thérapie. « Lui » attend les photos de Romain. Mais siii voyons, c’est écrit noir sur blanc (ou presque). Sauf que nous en s’en fou de ces photos, d’autant plus qu’on ne sait même plus qui tu es tellement ta vie nous passionne ! « Soirée d’anniversaire trop cool ». Cool de le savoir. Sauf qu’on s’en fou aussi. « La culture c’est comme la confiture, plus on en a, plus on l’étale ». Oui. OK. Pourquoi ne pas avouer « j’ai pris le dico des proverbes et autres expressions édition 1859 de mon arrière grand-mère, et encore, j’suis pas foutu de recopier sans faire trois fautes à chaque mot. « La pluie ferme mes yeux, mes larmes comme un acide dévorent mon visage ». Thérapie acte 2, j’espère qu’ils font des prix de groupe, à ce train là, je devrais songer à me reconvertir, il y a de l’avenir dans la psychothérapie. « Parti arbitrer à Capelle ». Que tu sois à Capelle ou à Miami, en train d’arbitrer ou de branler un Koala, …ça changera pas le court du monde ; un statut « absent » aurait été plus approprié, un statut « mort » plus réjouissant. Encore une soirée ici, une autre là. Merci. Ma liste de contacts devient un journal de bord. Il y a le dernier contact, celui qui s’appelle « si vous n’avez rien d’intéressant à me proposer, jartttttez ». Je rêve, en voilà enfin un avec qui je suis d’accord, si on met de côté le fait qu’il puisse s’agir d’une invitation à tendance sexuelle (ce pseudo serait-il un « tir groupé » ?).

La moitié de ces contacts, que je ne contacte plus (les ai-je déjà « contacter un jour ??) ne sont plus que des fantômes. Alors j’ai décidé d’être un des leurs, et de me connecter en statut hors ligne. Ces pseudos sont censés susciter un intérêt quelconque, un quelque chose, tant et si bien qu’on ait envie d’aller parler, découvrir, d’échanger. Seulement, voilà, je m’en fou. Tant et si bien que c’est vide comme « commentaire général ». J’imagine déjà la scène des trois pauvres internautes égarés qui auront eu le courage (prouesse ?) de lire entièrement cette note : « non mais t’es vraiment débile comme mec, et puis si ça te saoule autant, ben ne te connecte pas ». Pfff, aucun sens, et puis merde. Aucun sens, tant et si bien que je ne trouve même pas de titre pour cette « note ». Vous vous en foutez. Alors tant mieux, j’ai peut être réussi à montrer oh combien on peut se foutre parfois de ce qui se passe chez les « contacts ». Parfois. La moitié du temps. Pour la moitié des gens. Vive MSN.

Il y avait longtemps que je n'avais pas poussé un coup de gueule.

Ca n'a manqué à personne.

Il y avait longtemps que je n'avais pas poussé un coup de gueule.

Ca fait du biiiiiiiiiiiiiiiiennnn.

05 octobre 2008

Bullez Moi - Bis / Mon état second

 

Une soirée pour ce changer les idées. Tout va bien, vraiment, mais juste pour se changer les idées. Le concept est bien connu. un apéro, deux, puis trois, puis on ne compte plus. Je comprends ce soir la raison pour laquelle les « artistes » ne parviennent pas produire quelque chose de potable dans un état « normal ». « L’étincelle » jaillit quand l'état second dicte les pensées. Cet état second permet plus exactement de rendre plus fluide ce flot de pensées. Mon état second aujourd’hui, ou plutôt devrais dire ce soir, (ou plutôt devrais je dire cette nuit) n’est autre que la résultante de cette soirée sans doute trop arrosée qui me conduit a devoir rentrer chez moi en évitant de saluer les panneaux de signalisation. Pourtant, j’ai évité les bulles. Dure est la tâche : il faut retrouver l'appart' !

 

Une cigarette en guise de lampe torche, ma mission consiste à poursuivre cet étrange individu. Ce dernier n’est autre que mon ombre, censée me ramener jusque chez moi, car ses facultés vont au delà de celle d’un GPS. Douée d'une conscience hors norme, je la suis, je la poursuis, car elle fuit. Elle court, et moi je suis essoufflé, toujours à cause de cette consommation de cigarettes qui encombre mes poumons, vous me suivez toujours ? Vous avez peut être perdu votre ombre. La moindre bourrasque de vent me fait sursauter, comme s’il s’agissait d’un assaillant prêt à m’égorger sur place pour me dérober quelque sous, ou une cigarette. Eh oui, encore celle là. Mais je ne pourrai plus avancer sans cette ombre, sans ce vent qui m’aide à traîner cette carcasse. Les arbres dessinent des personnages, le ciel est narquois, il s’amuse de moi et les cris des habitants de cette ville qu’est la mienne me déboussolent plus qu’autre chose. Il serait facile de suivre ces panneaux de signalisation, si j’avais un tant soit peu suffisamment de conscience, et de faculté visuelle ; Mais mes sens me font défaut ce soir. Alors je suis mon ombre.

 

Quand enfin, j’arrive, je ne sais par quel miracle, face à l’entrée de mon appartement, et que le conditionnement journalier me permet d’effectuer le code d’entrée, je passe la porte, avec un soupir de soulagement. Soulagé de pouvoir rallumer une cigarette, encore une, cette fois ci sans le souci de devoir rejeter la clémente invitation d’un cher inconnu de me faire dérober d’une cigarette. Encore celle là. Je me trouve face à cet escalier, qui semble, du haut de mon état second, plus inaccessible que d’ordinaire. Heureusement, état second m’aide, me propulse en haut de ce troisième étage plus vite que ne l’aurait fait tout ascenseur digne et respectable, et me voilà virevoltant et titubant face à ma porte d’entrée, jonglant avec les différentes clés que porte ce trousseau que j’ai eu tant de peine à pouvoir retrouver dans ma seule et unique poche. L’obstacle dépassé, le lit me fait face. Il m’appelle. Je lui souris. Mon ombre n’est plus là. Et pourtant, j’avance. Foutu conditionnement. C’était une soirée pour se changer les idées. C’était une bonne soirée. Mon état second et moi pouvons en témoigner.

06 juin 2008

Ca mousse.

Des soirées comme ça. Exactement comme ça. A ne pas s’engueuler. Ne pas s’engueuler pour un rien. A partager des souvenirs. Il faudra se souvenir de ce souvenir. De cette soirée. Une soirée qui rappelle que l’on n’est pas fait que pour s’engueuler. Que cohabiter a d’excellents côtes. Simples. Paisible. Que même si l’on est ensemble que depuis un an, il y a tellement de rebondissements dans nos vies respectives que l’on a l’impression d’avoir traversé plus de temps ensemble. L’impression de s’être toujours connu. Comme un enchaînement logique. Les incompréhensions du quotidien plongent souvent dans la querelle...à tord, mais... A tord ou à raison, la collocation, comme au premier jour, comme ce soir, et comme demain j’espère, c’est bien. Cette soirée fait du bien. La collocation, ça a aussi, et surtout, du bon, et je ne parle pas que de la mousse au chocolat.

 

One day, or another….. Lalalalalaaaaa.

20 avril 2008

Dans ma boite noire

Foutu journal. Enfin journal, … agenda. Tout était scrupuleusement gardé. Secret, pour moi. Des dates, oui, la logique veut que dans chaque agenda qui se respecte il y ait des dates. Seulement certaines sont entourées. Une façon d’immortaliser un moment, un jour, un événement, qui aujourd’hui, après bien des années ne réfère à…absolument rien. Ce petit agenda, je l’ai traîné des années durant. Il a du faire le tour de la France. Il a connu mes déménagements successifs/excessifs. Des pages sont cornées, mais là encore, pas de signes, pas d’annotations. Qu’est ce que je pouvais bien avoir dans la tête pour croire que je serai à même, 4/5 ans plus tard, de me souvenir exactement, au détail près, de la raison pour laquelle cette page est restée vierge. Voilà une vie. Enfin une bride. Aujourd’hui j’ai ouvert de nouveau ce petit carnet comme on pourrait déterrer une boite à souvenirs enfouie sous la terre il y a de ça trop longtemps.

 

Dans cette chambre actuelle où ce carnet n’a brillé que de part son obsolescence, ma propre présence me dérange, tellement ce que j’y lis me parait lointain, déplacé, étranger à moi-même. C’est presque une découverte. Ce carnet n’était pas un journal intime, tout n’y figure pas. C’est du gruyère à l’état pur. De quoi faire une bonne intrigue pour une future série TV tant le suspense est grand, tant les réponses sont possibles. Des brides de rêve ont laissé leurs traces. Traumatisé à l’évidence par ces cauchemars qui, telle une fiction, se reproduisaient et avaient une telle continuité d’une nuit sur l’autre qu’elle en devenait malsaine. (Soyons d’accord, d’une pluie de Knacky qui vous submerge, en passant par une fourmilière de piles energizer vous poursuivant jusqu’à vous électrocuter, pour terminer par un vieux papy sans yeux qui se concentre pour provoquer, par la seule force de sa pensée, l’effondrement du parquet sur lequel vous vous êtes retrouvé (après la noyage et l’électrocution, vous me suivez toujours ?? tout ça au beau milieu d’une baraque sordide où se côtoient les pièces de différentes habitations toujours familières….bref, tout ça n’a aucun sens…).

 

Il est frappant de voir que les histoires se reproduisaient. Les personnages étaient différents. Le lieu également, parfois. Ces personnes, avec le recul, n’ont jamais été amenées à se rencontrer dans la vie réelle. Le script, lui, demeurait inchangé. Comme si le fait de grandir, d’avoir rencontré d’autres personnes, n’avait pas eu d’impact puisque finalement, le rideau tombait toujours de la même façon. Un script identique, les protagonistes, différents, sauf moi, qui, toujours de la partie, fini toujours en bon tué.

 

L’amnésique passager que je suis ne comprend toujours pas comment subconscient et conscient travaillaient main dans la main, et que certains détails se retrouvent aujourd’hui déchiquetés à travers ces pages, au beau milieu d’un carnet, sans table des matières, sans conclusion. Pourquoi ce carnet. Pourquoi ces rêves ? Pourquoi avoir arrêter d’écrire. Ces pages n’ont de valeur que le temps qui a passé finalement. Aujourd’hui je n’écris plus rien, enfin pas sur ce mille feuilles qui n’a même pas le luxe d’être en chocolat alors que mon estomac crie famine. Je perds les détails. A peine le temps d’aller pisser le matin que mes rêves sont déjà enfouis. J’aimerai bien ouvrir ma boite noire. Je me pose trop de question sur le cerveau. Peut être que le mien fonctionne mal après tout. Nonnn, je vous remercie, pas de psy, nonononnn. Juste une bonne nuit de sommeil pour remettre un esprit en vrac, secoué par le charabiat de son idiote adolescence, et demain, je serai prêt. J’aurai peut être même le temps de repasser ma chemise (correctement). J’irai au boulot. Je n’aurai plus le temps d’écrire, et je n’aurai par conséquent plus le temps de me poser des questions qui n’ont semblent il pour seule réponse qu’un carambolage d’idées décousues et dénuées de sens.  La nuit porte conseil, même à ceux qui font toujours ce genre de cauchemar.

05 mars 2008

Indélibiles qu'ils sont !

 

Ca aurait du commencer comme une rétrospective des bons moments passés avec X et Y, une rétrospective agrémentée de photos ici et là des anciens collègues de travail, des amis que je ne vois pas assez, voire plus du tout. J’aurai du revisiter l’ensemble des albums photos dont regorge le disque dur. Une pointe de cynisme aidant, j’aurai publié les photos qui mettent le moins en valeur mais qui font toujours sourire. Puisque ces photos figent tout un tas de protagonistes au sourire parfois si éclatant qu’ils pourraient en faire pâlir les publicités pour email diamant. J’aurai pu faire ça : pimenter de commentaires.

J’ai revisité le disque dur. Durant telle soirée il c’est passé ça. Durant telle autre, un tel a dit à une autre ceci. Ça a bien fait rire celui de gauche, mais ça a rendu celle de droite tristounette. Les photos parlent.

J’ai revisité le disque dur. Et je veux préserver ces moments, les garder pour moi, avant que le temps ne me vole tout. Je vais regarder ces photos jusqu’à atterrir dans un point de somnolence prononcé qui m’amènerait tout droit à mes rêves. J’y retrouverais tous ces visages qui marquent. Tous autant Indélébiles qu’ils sont. Je retournerais dans une ville pourrie avec ma collègue, pour qu’on puisse de nouveau se rouler dans le sable, manger des gaufres au chocolat le matin, boire du café à la vanille, et manger d’autres saloperies jusqu’à frôler l’indigestion. On oserait le look gothique le temps d’une journée pour faire trembloter les narines de notre boss. Toujours dans ces rêves, je retrouverais un ami. Il ne serait pas parti vivre à l’étranger, et dans l’insouciance la plus totale, on pourrait rire de tout comme avant. J’y retrouverais « le trio » et on se ferait de nouveau une soirée chinoise, concoctée par mes soins, personne ne mangerait rien, et mon T Shirt finirait encore taché par une bataille de « bombes pour chiottes ».

Je rentrerais dans tous mes anciens appartements, tous à la fois, comme il est uniquement possible de le faire dans ses propres rêves, et je pourrai redécouvrir la disposition de tel objet, et aussi celle de celui-ci. Ce poster était vraiment hideux (il faudrait vraiment que je le retrouve !). Dans ces rêves, je me prendrai un condensé de fou rires, de doutes, d’envie, d’engueulades aussi, résultant des soirées halloween, nouvel an, anniversaire, des semaines toulousaines, et des soirées crêpes. Je reverrai certains se faire bousculer dans les escaliers d’une boîte de nuit, je revisiterai les conversations échangées avec certaines sur nos débâcles sentimentales. Je reverrai d’autres camoufler le désastre d’une soirée trop arrosée, planquer les lattes brisées des canapés.

Je comprendrai même, si le réveil ne sonne pas trop tôt, et avec du recul, pourquoi j’ai substitué la casserole orange de ma grand-mère contre un vieux pull pourri à la princesse…to The T, to the R, to the …cesse !! (((« Cesse donc.  Bla bla bla. Tu nous emmerdes avec tes jérémiades. Et ta nostalgie nous passent bien au dessus de la tête mon brave, on s’en fouuuuuuu ». Pour le peu de personnes qui lisent encore ce blog et qui penseront en ces termes, je justifie la réciprocité de leurs pensées par l’utilisation des mots « certains et certaines ». )))

Je comprendrai, toujours au travers de ces rêves, pourquoi certaines personnes ne peuvent aujourd’hui plus s’adresser la parole, pourquoi d’autres ne sont pas restées ensemble, pourquoi on s’habillait si bizarrement, pourquoi on ne nous a jamais jeté de cailloux, et surtout, je comprendrai pourquoi, aujourd’hui, avec le recul, certains, certaines, sont restées, là ou d’autres sont parties. Je comprendrai. Ou pas.

Finalement, ma vie n’est sans doute pas si différente de la vôtre, sans doute pas plus palpitante, sans doute pas plus ennuyeuse. C’est peut être ce qui s’appelle simplement vivre, comme une fourmi au contact de tant d’autres.

J’ai revisité mon disque dur, et je me résigne à ne pas publier toutes ces photos, justes quelques seules suffiront, ...

Le temps m’a déjà beaucoup pris, tous indélébiles qu’ils sont, aussi débile que j’ai pu l’être de laisser s’instaurer une telle distance avec certaines, et certains.

Un jour, cette nuit, je retrouverai l’insouciance. On arrosera tout ça.

Ce soir, j’ai revisité mon disque dur. Et dure est la chute.

17 février 2008

POR FAVOR, BULLEZ MOI

 

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La Collègue « 1 » s’en va en congés maternité, elle revient chercher son pull. Une autre collègue (2) l’interpelle en lui faisant remarquer qu’il n’est nul besoin d’embarquer toute la lingerie laissée en lieu et place de son ancien bureau, dans le sens ou de toute façon, au point où elle en est (X kilos de plus autour de la taille), elle ne rentre plus dans sa veste…(pas tord…). Personne n’a remarqué ce jour le là un détail…

Le fait que mon frangin plaisante autour du fait qu’en cas de grosse faim et qu’en cas de subite pénurie alimentaire mondiale, on pourrait faire rôtir mon chien, rajoutant une deuxième couche (« ceux qui aiment la cervelle seront déçus !! »)… signe carnivore ? Mais est ce là encore un code, un détail ? Après tout, certains se font bien du pied sous la table, des clins d’œil qui la plupart du temps n’échappent à personne…Mais qu’en est-il de ces détails qui semblent échapper à la prise de conscience des convives ?  

*****

J’ai un problème avec mes hémisphères. Le courant ne passe pas bien entre les deux. Comme j’exclue d’office le fait qu’il puisse tout simplement en manquer un…je vais tout simplement présupposer qu’il manque des connexions.

Je retiens des détails qui présentent  la particularité d’être tout aussi anodins qu’ils sont ridicules. Je pourrai profiter d’une soirée agréable. Mais je me souviendrai qu’un tel s’est curé le nez de façon moins discrète qu’il ne le pensait, qu’une autre avait des cernes plus prononcées sous l’œil gauche que sous l’œil droit. La fouine que je suis se met subitement à scruter la trajectoire délurée des bulles de champagne au cours d’une autre soirée. Les bulles, enfin libérées de cette bouteille suite à la  désolidarisation de ce maudit bouchon, bouchon qui, une fois de plus, a encore failli atterrir sur le coin de la tronche, et le tout pour un détail qui tranche la conversation et laisse planer un vide. Une sorte de succession de « points suspendus », mais verbale, qui flotterait, invisible, mais palpable. Les bulles de champagne sont plus affolées, plus enivrées, plus fines, et plus rapides à remonter à la surface quand le verre est plein que lorsque le verre ne contient plus que quelques gorgées. Quand je pense qu’à 4 ans je faisais le tour de la table de la salle à manger après un repas familial pour récurer les fonds de verres et qu’il m’aura fallu 20 ans de plus pour saisir ce subtil détail relatifs aux bulles, détail dont tout le monde se fou… Mais voilà. Ce soir là, celui des dernières bulles en question, je me suis dit que la vie d’une bulle n’était pas si mal. Une seule destination pour plusieurs trajectoires (Une bulle ne peut pas descendre. Mes connaissances en matière physico-chimiques demeurent bien trop limitées pour développer plus amplement, mais ca apparait comme étant une évidence). Honteux d’accorder tant d’importance à ces foutues bulles, on recentre la vision sur le contenant et non plus sur le contenu. La paroi du verre renvoi le reflet de la main qui s’empare du dit verre et qui tente de saisir la vie de toutes ses bulles. Stupéfaction. Cette main gauche est-elle la mienne ? Ces veines qui s’entrecroisent en ce point bien précis sont bien les miennes…

Les gens normalement constitués, n’ayant aucune prédisposition suicidaire ni aucun antécédent maniaco-dépressif ne devraient pas regarder leur main de cette façon là. Pourtant ce croisement de veines est là. Surprenant à mes yeux. Comme autant des gens qui se croisent et qui s’entrecroisent de nouveaux au cours d’une vie, qui se cabossent et qui se fondent parfois…. Nous menons notre petite vie de bulle. Avec cette dose d’incertitude qu’est la trajectoire parfois scabreuse pour finalement arriver on ne sait trop où… la destination n’est parait elle pas si importante. Le chemin, lui, l’est.

Alors j’avoue que mes absences ont parfois la fâcheuse tendance à instaurer tel un vide au sein d’une conversation, et qu’elles confèrent à cette dernière  un soudain revêtement de « futile ». Il faut bien reconnaitre que surprendre le maladroit, peu pudique, en train de se curer le piff de façon peu pudique et constater une dissymétrie flagrante dans le marquage des cernes d’une autre n’a pas grande incidence dans la vie quotidienne. Mais je me surprends moi-même à utiliser ces « autres petits détails » tel un calque pour ma propre vie. Et pour expliquer des choses, des actes, des mots, qui ont, au sens commun, plus de consistance. Quitte à vivre dans la mienne (de bulle), je vais garder ces petits rien de petits détails, pour moi, bonne fouine que je suis. J'ai un problème avec mes hémisphères, alors, por favor, BULLEZ MOI.

 

26 janvier 2008

SLIDER

Gauche droite. Une vie de dérapages. Certains contrôlés, d’autres moins.

 

Mon dernier virage date d’il y a une semaine. Jour pour jour (ou persque), j’ai changé de boulot. Après avoir considérablement contribué au bénéfice de LA POSTE en envoyant pas moins de 200 candidatures (bon, peut être moins…vive le net !) j’ai enfin trouvé un job dans ma branche. Je passe d’une plate forme de recouvrement d’une trentaine de personnes à un petit cabinet, avec des petits bureaux, et une petite équipe de 4 personnes. L’ambiance est loin d’être similaire à ce qui constituait le quotidien. Costume/cravate de rigueur et ton posé pour ce poste où je suis chargé de recrutement. L’ironie est d’autant plus marquante quand je réalise qu’il aura fallu attendre 6 mois après l’obtention du dernier diplôme pour décrocher ce job en adéquation avec mes attentes ! Les lacets de mes chaussures se défont toujours, ma cravate m’étrangle en fin de journée, et le look sage me donne des envies de m’habiller comme un sac le WE, …mais il faut oublier les considérations esthétiques, et se dire que rien n’est insurmontable (après tout, je fais de très beaux nœuds de cravate tout seul maintenant !), et surtout que ce nouveau boulot est franchement plaisant… alors, le côté nostalgique résultant du temps passé au précédent job s’estompera petit à petit, même si c’est quand même la bas que j’ai rencontré ma coloc’, mes parents « adoptifs » et toute une ribambelle de gais lurons. La page recouvrement se tourne…moi qui scrutais scrupuleusement l’horloge de l’autre côté, il faut à présent faire bonne figure, ne pas compter les heures sup’, et m’accoutumer à mes nouveaux collègues, qui heureusement, sont très accueillant, et dressent déjà un panel de personnalités que je me délecte par avance de découvrir. SLIIIIIIDERRRR.

 

Parallèlement, j’alimente ma vie en absorbant les derniers épisodes des séries TV. Une vie (sociale) de substitution. Limite pathétique. Mais voilà, eux, les personnages de séries TV, ont toujours un événement imprévu, un quelque chose qui arrive. Enchaîner les épisodes donne un peu l’impression de vivre à leur rythme, et de rattraper tout ce qu’on peut rater à vivre 8 heures par jour dans un bureau de 15 M2. Passer d’une vie à l’autre. Ca laisse rêveur, mais soyons sérieux et lucide, qu’est que je ferai avec 4400 pouvoirs ? et puis qu’est ce que je me ferai chier sur une île perdue, et même si Chad Murray est franchement pas mal (sisi), j’ai dans ma petite vie, tout ce qu’il me faut. SLIIIIDERRR.

 

Il est sans doute parfois sidérant de réaliser à quel point la vie peut changer en un temps record : « si on m’avait dit que dans 1 an… », ben voilà. Rebondir. Faire quelque chose, comme changer de coupe de cheveux, changer la disposition des meubles pour finalement tout déplacer de nouveau à peine trois jours après, mais faire…quelque chose ! Merde ! Une balle rebondissante, c’est très bien ça. Quoi que, au bout d’un moment, elle perd de son élan. Beaucoup de gens veulent changer, mais ne s’offrent pas le risque de le faire. Il faut juste garder une base solide, sinon c’est la gamelle. Alors on va oublier l’image de la balle.

J’aime bien ma nouvelle cravate, j’ai avalé quasiment trois saisons des frères Scott en un temps record, la fumée de la cigarette dessine des vagues, et je ne pouvais m’empêcher une nouvelle fois de finir un article sans passer du coq à l’âne, de raconter n’importe quoi, et en cela, je pense être fidèle à moi-même. SLLIDDERRR.

 

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SLIIIIDER, SLIDEEEERRRR.